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Les maladies et problèmes physiologiques des plantes

 

Lorsque vous cultivez des plantes fleuries que ce soit sous abris (serre, véranda) ou en extérieur (massifs, jardinières) vous serez confronté à des problèmes phytosanitaires de toutes sortes: maladies, parasites, problèmes physiologiques, dégâts consécutifs aux intempéries...

 

Alors bien souvent lorsqu'un problème de ce type se présente, pour le néophyte, c'est souvent la panique... Les plantes coûtent cher et on peut parfois être dégouté par certaines espèces ou variétés qui sont systématiquement malades quelques semaines après l'achat.

 

En résumé comment prévenir, reconnaître et traiter les problèmes de santé de vos plantes fleuries...

 

Sous le terme maladies sont regroupés les champignons, les maladies bactériennes, les maladies à phytoplasmes (à cheval entre bactéries et virus) et les virus. Toutes ces maladies sont difficiles à combattre une fois déclarées et certaines s'avèrent incurables (virus, phytoplasme et bactéries).

Cependant vous n'aurez que très peu à faire à ces dernières car les producteurs veillent grâce à des mesures d'hygiènes ainsi qu'à l'existence de systèmes de certification pour certaines plantes (en particulier le pélargonium ou le chrysanthème).
En partant de ce principe, votre plus gros problème sera les maladies fongiques (champignons)

 

Mieux vaut prévenir que guérir...

 

Afin de mettre toutes les chances de votre coté, il faut savoir une chose: les maladies fongiques se régalent des atmosphères humides, confinées, le plus souvent chaudes ainsi que des plantes en souffrance.

 

Règle 1: si vous avez une plante à risque, placez la dans un endroit bien aéré et diminuez la densité de plantation (que ce soit en pot ou en massif) afin de laisser l'air circuler entre les végétaux.

 

Règle 2: préférez faire un bon arrosage le matin plutôt que le soir pour que le feuillage puisse sécher pendant la journée (pour les plantes en pots et en massifs).

 

Règle 3: choisissez bien votre terreau en fonction des exigences de vos fleurs afin de leur éviter tout stress hydrique ou minéral (carence), ce qui les rendraient vulnérables aux pathogènes opportunistes. Ne négligez pas le drainage des poteries et prenez en compte la forme de vos contenants lors des arrosages: dans une forme évasée le terreau sèche moins vite que dans un pot droit.

 

Règle 4: respectez les doses d'engrais recommandées pour chaque plante. Pour les plantes fleuries un engrais riche en potasse favorisera la floraison mais également la résistance au maladies et à la sécheresse. Ayez la main légère avec les engrais azotés qui certes, stimulent la croissance des feuilles, mais réduit la résistance à un inoculum primaire (première tentative d'intrusion du pathogène dans les tissus).

 

Règle 5: utilisez en prévention des décoctions ou autres purins dans le cadre d'une protection biologique et en cas de période à risque (temps lourd, humide,...)

 

Règle 6: si une plante est douteuse mettez la en quarantaine afin de confirmer vos soupçons et éviter de contaminer les plantes voisines. Si une plante est trop atteinte et semble irrécupérable détruisez la (ne pas la jeter au compost).

 

L'heure du diagnostic....

 

Si malgré toute ces précautions, des symptômes apparaissent, il va falloir identifier la maladie afin d'envisager des actions rapides et appropriées.

 

Mildious

 

On parle de mildiou au pluriel car il existe plusieurs champignons qui causent cette maladie. La plupart du temps les symptômes sont spécifiques à chaque type de plante et touchent principalement les légumes et la vigne. Cependant des plantes fleuries peuvent être atteintes comme la primevère, le myosotis ou la pensée, l'anémone, les rosiers.


Les symptômes les plus courants sont l'apparition de taches irrégulières de couleur variable sur la face supérieure des feuilles ainsi que la présence d'un feutrage gris correspondant sur la face inférieur.
Une forte humidité et une température inférieure à 18°C favorisent sont apparition.

Au potager, la lutte consiste bien souvent à utiliser des solutions à base de cuivre  (Bouillie Bordelaise). Efficace également sur les arbustes, cette méthode est à proscrire pour les plantes à massifs en raison de la phytotoxicité du produit.


Essayez plutôt d'utiliser des décoctions ou purins en préventif, ou encore un fongicide du commerce, mais la meilleure solution est d'arracher la plante atteinte et de la brûler. Pour les plantes caduques comme les rosiers ramassez les feuilles pour éviter des contaminations secondaires l'année suivante et brûlez les également.

 

L'oïdium

 

oïdiumC'est une des maladies fongiques les plus faciles à reconnaître en raison de la présence d'un feutrage blanc à la surface des feuilles des plantes atteintes. Elle apparait bien souvent en début et fin de saison en atmosphère combinant chaleur et humidité.


De nombreuses plantes fleuries peuvent être sensibles comme le bégonia, lupin, pensée, clématite, fusain, les graminées d'ornement et de nombreux arbustes, etc.

 

La lutte consiste, une fois encore, en des traitements préventifs avec des préparations à base de prèle par exemple. L'utilisation de soufre en pulvérisation peut être une solution.
En lutte chimique peu de produits sont utilisables pour les plantes à massif, toutefois les solutions à base de myclobutanil sont relativement efficaces.

 

Pourriture grise

 

pourriture griseC'est la maladie la plus grave car aucune méthode de lutte n'est véritablement efficace: une fois les symptômes visibles, il est déjà trop tard.
La pourriture grise est due principalement à deux champignons: le botrytis et le pythium. Ils profitent de blessures sur les plantes pour pénétrer dans les tissus et attaquent aussi bien feuilles, tiges que fleurs, plantes adultes et jeunes plants confondus.


Les symptômes sont principalement des nécroses associées à un feutrage gris en période de forte humidité. Un soleil direct, notamment en été, freine son développement. Nombreuses plantes sensibles (rosier, cyclamen, chrysanthème, impatience de nouvelle Guinée, pétunia, fuchsia,  primevère...).

 

Rouilles

 

rouilleSpectaculaire par leur forme et leur intensité les rouilles se manifestent par l'apparition de pustules poudreuses de couleur blanche, jaune, orangé, brune ou noire sur feuilles et tiges, réduisant la photosynthèse.
Elles sont favorisées par un temps  chaud et ensoleillé consécutif à une période de pluie (contaminatrices) ou un arrosage par aspersion.
Quelques plantes très sensibles comme le pélargonium zonale; pâquerette, chrysanthème (rouille blanche), diverses graminées, etc.

Lutte toujours préventive en évitant de mouiller le feuillage, le confinement et détruire les plantes trop atteintes. Lutte chimique possible avec myclobutanil.

 

Fumagine

 

C'est un champignon qui n'est pas directement dangereux pour la plante mais il réduit fortement l'activité photosynthétique du feuillage provoquant des étiolements et des arrêts de végétation.
Le champignon se développe sur le miellat sucré produit par les insectes piqueurs/suceurs (pucerons, cochenilles, aleurodes) et ne pénètre pas dans les tissus.

La lutte consiste principalement à éliminer les insectes responsables puis à nettoyer les feuilles à l'eau tiède avec un linge propre.

 

Les problèmes physiologiques et risques environnementaux

 

Leur symptômes peuvent faire croire à une attaque de pathogène mais ces troubles sont le plus souvent réversibles après une amélioration des conditions de culture ou environnementales.

 

Troubles racinaires

 

Des troubles de la croissance ou une mauvaise reprise peuvent avoir plusieurs origines:
Un stress hydrique (manque ou excès d'eau temporaire) ralentissant la croissance
Dysfonctionnement racinaire du à une mauvaise qualité du chevelu (culture chez le producteur trop rapide) ou à la présence d'un chignon (le chignon racinaire est un enroulement des racines à l'intérieur du pot provoqué par un rempotage trop tardif).
Arrosez en fonction des exigences de la plante et lors de la plantation de vivaces ou d'arbustes cassez la motte pour permettre une meilleure reprise.

 

Troubles de l'alimentation minérale.

 

Que ce soit en pots ou en massifs, une fertilisation équilibrée est primordiale pour éviter chloroses, carences ou brûlures.
Attention au pH du sol (acidité) qui peut provoquer des chloroses ferriques ( décoloration des feuilles au niveau des nervures). En massifs pensez à faire faire une analyse de sol en cas de problèmes récurrents (mesure du pH à faire soi même grâce à des kits vendus en jardineries) pour déterminer s'il existe des carences. En pots choisissez un terreau adapté aux exigences de la plante.

 

Œdème

 

L'œdème touche principalement le géranium-lierre, plus rarement le géranium zonal (pélargonium zonale). Ils apparaissent sous forme de tâches liégeuses sur la face inferieure des feuilles provoquées par la rétention d'eau sur ces organes.
La cause principale est un excès d'eau par temps frais et pluvieux ou des arrosages répétés à l'eau froide par temps chaud.